Florilettres

Édito octobre 2011. Par Nathalie Jungerman

Annie Ernaux

Annie Ernaux
Édito

Depuis son premier livre, Les Armoires vides, publié en 1974, Annie Ernaux ne cesse de questionner l’écriture, la forme à donner à chacun de ses textes dont l’objet n’est pas « l’invention d’un récit » mais la saisie d’une réalité singulière et collective. À partir de 1982, elle a pris l’habitude de dater et de noter sur des feuilles éparses ses recherches et réflexions qui précèdent la rédaction de ses ouvrages. Pour les éditions des Busclats et grâce à Marie-Claude Char et à Michèle Gazier qui lui ont proposé d’écrire en marge de son œuvre, elle s’est risquée à la mise au jour de ce document de travail qui n’avait pas vocation à être montré. « C’est un journal de peine, de perpétuelle irrésolution entre des projets, entre des désirs ». En même temps que ce « journal d’écriture » paru sous le titre L’atelier noir, (2011) est sorti chez Gallimard dans la collection Quarto, Écrire la vie qui rassemble en un volume la majeure partie de ses livres…

Pour ce cent vingt-huitième numéro de FloriLettres, Gaëlle Obiégly, écrivain, que nous avions interviewée en 2005 à l’occasion de la parution chez Gallimard de son quatrième livre intitulé Faune, signe un article consacré au livre d’Anne-Claire Rebreyend, Dire et faire l’amour. Écrits intimes et confidences de 1910 à 2010 dont la récente publication aux éditions Textuel est soutenue par la Fondation La Poste.