Florilettres

Édito janvier 2015. Par Nathalie Jungerman

Diderot en correspondance

Diderot en correspondance
Édito

En 2013, année du tricentenaire de la naissance de Denis Diderot (1713-1784), l’Université Toulouse II Le Mirail accueillait le premier colloque international consacré à la Correspondance de l’écrivain, organisé par l’équipe ELH-PLH (Équipe Littérature et Herméneutique-Patrimoine, Littérature, Histoire) en collaboration avec l’AIRE (Association Interdisciplinaire de Recherches sur l’Épistolaire). Depuis décembre dernier, les Actes de ce colloque sont publiés dans le quarantième numéro de la revue de l’AIRE, Épistolaire, qui comporte deux dossiers intitulés « Diderot en correspondance » et « L’Épistolarité politique ». Les différents articles réunis dans la première partie de cet ouvrage abordent l’ensemble de la correspondance de Diderot à partir de ses thèmes, de ses modes d’écriture, de sa littérarité. Ils étudient les fonctions sensorielles que revêt la lettre – appréhension au temps, à l’espace, au corps, à autrui –, les enjeux d’un échange, les questions d’esthétique et de poétique. Ils interrogent
la relation entre la pratique épistolaire et l’œuvre ainsi que les problèmes liés à l’édition des lettres. Penseur politique, philosophe matérialiste, dramaturge, ayant signé romans, contes et nouvelles, figure marquante de la naissance de la critique d’art, encyclopédiste bien sûr, Diderot laisse une correspondance d’une grande diversité qui mêle débat d’idées et expérience intime. Elle est aussi un témoignage sur la vie intellectuelle et artistique du XVIIIe siècle.
Entretien avec Geneviève Haroche-Bouzinac, professeur à l’Université d’Orléans, qui dirige depuis 1999
la rédaction d’Épistolaire. Pour ce colloque, elle s’est intéressée aux anecdotes contenues dans les lettres de Diderot, des micro-récits pouvant offrir parfois une problématique morale ou le sujet d’un roman.

Nathalie Jungerman