Pour rendre hommage à Marcel Cohen et à son œuvre, la librairie des Abbesses a organisé, en accord avec Jacqueline Cohen, un événement qui aura lieu à la Maison de la Poésie de Paris le 30 septembre 2026 à 19h.
Un numéro hors-série de FloriLettres, en ligne sur le site, dans lequel sont notamment réunis les entretiens que nous avons menés avec l’écrivain, sera disponible sur place.
Communiqué :
Jacqueline Cohen (femme et complice de l’écrivain), Olivier Barrot, Gabriel Dufay (acteur), Pascal Greggory (comédien), Gilles Ortlieb, Muriel Pic, Jérôme Prieur, la librairie des Abbesses nous souhaitons nous rassembler avec ses proches et ses lecteurs pour rendre hommage à l’œuvre incomparable de Marcel Cohen, décédé le 31 juillet 2026 à Paris, à l’âge de 88 ans.
Par des lectures – notamment de la réédition de La sphère de Magdebourg, éditions Fario, parution prévue le 2 octobre 2026, films et archives sonores, nous l’entendrons encore.
Marcel Cohen était entré au catalogue des Éditions Gallimard en 1980 avec Miroirs, dans la collection « Le Chemin ». Il a publié chez cet éditeur une œuvre qui a fait de la forme brève, de l’attention aux faits et de l’exigence de précision sa signature. Refusant toute emphase et recours au pathos, il s’est attaché tout au long de son parcours à restituer le réel dans ce qu’il a de plus ténu, dans une œuvre littéraire opposée à la fiction.
La trilogie des Faits occupe une place centrale dans son œuvre. Marcel Cohen y poursuivait ce qu’il décrivait, en reprenant une formule de Kafka qu’il aimait citer, comme une manière de courir « après les faits comme un patineur débutant ».
Enfant caché pendant la Seconde Guerre mondiale, sauvé par sa nourrice, Marcel Cohen a perdu ses parents, sa sœur et plusieurs membres de sa famille dans la déportation à Auschwitz. Il n’abordera cette histoire que plus tard dans son œuvre, avec Sur la scène intérieure, Prix Wepler Fondation la Poste publié en 2013, puis avec Cinq femmes, en 2023, où il écrit la mémoire des disparus, l’absence laissée par leur disparition et les formes de leur transmission. Il avait reçu pour l’ensemble de son œuvre le Grand Prix de littérature Paul Morand, qu’il avait entièrement reversé à une association de lutte contre l’antisémitisme.