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Prix Envoyé par la Poste 2017 – Jean-Baptiste Andrea

1ER SEPTEMBRE 2017

Jean-Baptiste Andrea remporte le Prix « Envoyé par La Poste » pour son livre Ma reine, Éditions L’Iconoclaste.

Philippe Bajou, Secrétaire Général du Groupe La Poste et Directeur général Adjoint, a remis ce jour, vendredi 1er septembre, au nom de Philippe Wahl, Président Directeur Général du Groupe La Poste et Président de la Fondation d’entreprise La Poste, le Prix littéraire « Envoyé par La Poste » à Jean-Baptiste Andrea pour son livre Ma reine, publié aux éditions L’Iconoclaste. La remise du prix s’est déroulée au Centre National du Livre.

Six ouvrages*, présentés au jury** présidé par Olivier Poivre d’Arvor, étaient en lice pour remporter la troisième édition de ce prix littéraire.

« Envoyé par La Poste » : le prix qui récompense l’ouvrage envoyé aux éditeurs par voie postale

Créé par la Fondation d’entreprise La Poste, le prix « Envoyé par La Poste » récompense un manuscrit (roman ou récit) adressé par courrier, sans recommandation particulière, à un éditeur qui décèle, avec son comité de lecture, un talent d’écriture et qui décide de le publier.
Le lauréat reçoit 2500 €, son livre est recommandé notamment auprès des 500 000 postiers actifs et retraités et La Poste passe commande de 600 exemplaires à l’éditeur.

*Ouvrages sélectionnés pour ce prix en 2017

**Membres du jury

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jb-andrea-2Jean-Baptiste Andrea
Jean-Baptiste Andrea est né en 1971. Diplômé de Sciences-Po Paris et d’une école de commerce, il travaille comme traducteur avant de bifurquer vers le cinéma où il est réalisateur et scénariste. Il a signé Dead End et La Confrérie des larmes. Ma reine est son premier roman.
(Photo de Jean-Baptiste Andrea : © Voyez-vous Vinciane Lebrun-Verguethen)
Éditions L’Iconoclaste

Interview de Jean-Baptiste Andrea
Propos recueillis par Nathalie Jungerman
1er septembre 2017. Centre National du Livre.

Comment est né ce projet de roman sur le thème de l’enfance ?

Jean-Baptiste Andrea L’idée d’une histoire dominée par l’enfance a germé dans mon esprit pendant quatre ans. Ce thème m’intéresse particulièrement car je pense que c’est à ce moment là qu’on puise sa créativité et le courage de faire un métier artistique. J’avais en tête le décor et le personnage principal, mais je ne savais pas encore quelle forme allait prendre l’histoire, ni combien de personnages j’allais mettre en scène. Un jour, je me souviens très précisément, alors que je me promenais dans la campagne, les éléments du récit se sont tout d’un coup agencés, l’ensemble s’est mis en place. La structure narrative s’était élaborée en marchant. Je suis rentré chez moi rapidement, j’ai rédigé le premier chapitre et ensuite, je n’ai plus cessé d’écrire jusqu’au point final. En deux mois, j’avais achevé mon roman.

Pourquoi avoir choisi cette date, un été 1965 ?

J-B.A. Je voulais une temporalité débarrassée des parasites de la technologie afin de recentrer l’action sur les êtres humains. Je viens d’un coin perdu dans la campagne et j’ai un côté ermite. C’est pourquoi la nature tient un rôle si important dans mon roman, une nature absolue qui ne risque pas d’être perturbée par les téléphones portables, les ordinateurs, les réseaux sociaux…

Vous êtes réalisateur et scénariste. Est-ce que le cinéma a eu une influence sur l’écriture de votre roman ?

J-B.A. Peut-être, mais je n’ai pas écrit ce roman avec les codes que requiert l’écriture d’un film, notamment une structure en trois actes. Toutefois, je suis sûr que d’avoir écrit vingt ans pour le cinéma apporte une forme de discipline évidente, une façon de penser, une appréhension de ce qu’est la construction d’un récit. Il est vrai que des lecteurs ont trouvé mon texte cinématographique, mais ce n’est pas tant l’influence du cinéma que le fait d’avoir un cerveau qui fonctionne par association d’images, et une mémoire photographique, visuelle, plutôt que sémantique ou auditive.

Le roman vous apporte-t-il plus de liberté que l’écriture d’un scénario ?

J-B.A. Oui, le roman me donne la liberté qui commençait à me manquer au cinéma où il faut faire de gros compromis. Si j’ai envie d’écrire un roman qui se passe sur la planète Mars ou au fond des océans, je peux le faire en toute liberté puisqu’il n’y a pas de contraintes de production, de contraintes financières…  On réalise des films avec des budgets de plus en plus importants quand on veut progresser dans ce métier, et plus les films deviennent chers, moins ils peuvent être créatifs. C’est une équation qui ne me convient plus. Avec la littérature, j’ai retrouvé la fraîcheur que j’avais en débutant au cinéma.

ma-reineMa reine, Éditions L’Iconoclaste. 240 pages (parution le 30 août 2017).
Un conte initiatique où tout est vrai, tout est rêve, tout est roman.
Shell n’est pas un enfant comme les autres. Il vit seul avec ses parents dans une station-service. Après avoir manqué mettre le feu à la garrigue, ses parents décident de le placer dans un institut. Mais Shell préfère partir faire la guerre, pour leur prouver qu’il n’est plus un enfant. Il monte le chemin en Z derrière la station. Arrivé sur le plateau derrière chez lui, la guerre n’est pas là. Seuls se déploient le silence et les odeurs de maquis. Et une fille, comme un souffle, qui apparaît devant lui. Avec elle, tout s’invente et l’impossible devient vrai.
Ode à la liberté, à l’imaginaire, et à la différence, Ma reine est un texte à hauteur d’enfants. L’auteur y campe des personnages cabossés, ou plutôt des êtres en parfaite harmonie avec un monde où les valeurs sont inversées et signe un récit pictural aux images justes et fulgurantes qui nous immerge en Provence, un été 1965. (Présentation de l’éditeur)

Détails

Date de début: 01 Sep 2017

Date de fin: 01 Sep 2017