édito novembre 2009
André Breton
Lettres à Aube
Présentées et éditées par
Jean-Michel Goutier
Éditions Gallimard, 2009
Avec le soutien de la Fondation La Poste
« Je n’avais pas commencé à te voir tu étais AUBE
Rien n’était dévoilé
Toutes les barques se berçaient sur le rivage
Dénouant les faveurs (tu sais) de ces boîtes de dragées
Roses et blanches entre lesquelles ambule une navette d’argent
Et moi je t’ai nommée Aube en tremblant »
Écoute au coquillage, 1946. André breton, Lettres à Aube, Gallimard.
Les Lettres d’André Breton à sa fille unique, Aube, présentées par Jean-Michel Goutier - poète et ami de Breton, passionné par son oeuvre - ouvrent une fenêtre sur la vie privée de l’auteur de Nadja, chef de file du surréalisme. La mobilisation et la guerre, les voyages, les changements de lieux, autant de séparations qui ont suscité ces soixante et une lettres et trente-trois cartes postales jusqu’alors inédites. De ses premières missives datées de 1939, dans lesquelles il insère dessins et collages, aux dernières, en 1966, Breton n’a de cesse de manifester sa tendresse, ses espoirs, son amour fou pour sa « chère petite fée Aube ». L’écrivain, poète et « découvreur de routes nouvelles » parle de son « merveilleux quotidien », de ses rencontres et de ses amitiés, des activités, expositions et prises de position du groupe surréaliste. Les figures de Benjamin Peret, Dora Maar, Yves Tanguy, Léo Ferré, Claude Levi-Strauss, Man Ray et bien d’autres encore hantent les pages épistolaires et poétiques de ce bel ouvrage où l’oeuvre et la vie sont intimement liées.