Paroles de participants
Kaléidoscope
2006-2008
7 et 8 juin, les journées Kaléidoscope.
© Bertrand Stofleth
« C’est la première fois qu’un projet culturel de cette envergure et associé à la représentation de ce qu’évoque l’opéra est proposé et touche des citoyens ordinaires. »
« La représentation de l’Opéra a généré un imaginaire puissant, où chacun se laisse rêver à des choses fantastiques, langagières, musicales... »
« Les productions ont été nombreuses, riches et les participants ont été surpris d’avoir pu écrire et de ce qu’ils ont écrit. Ils ont été surpris, fiers et révélant de qualités et de désirs d’expression oubliés. »
« Pour les personnes du groupe d’alphabétisation, le moteur essentiel a reposé sur les relations de confiance existant préalablement entre les adhérents pour oser une telle aventure... »
« Chacun s’est trouvé un potentiel insoupçonné d’écriture à travers des exercices ludiques proposés par l’écrivain. Il a su amener les personnes de l’alphabétisation à s’exprimer à leur manière (soit en français, soit en arabe) et de très belles phrases, riches d’émotion, ont tout naturellement trouvé leur place dans le texte final »
« L’impact qu’a eu ce projet ? une connaissance les uns les autres, une réconciliation pour certains avec l’écriture, la chance de rencontrer un écrivain, marocain, qui a su mettre ses connaissances, sa sensibilité, son savoir à notre portée. »
« Le fait d’être impliqué dans une action comme sujet, de n’avoir pas à se justifier dans leur statut de chômeur, de personne en difficulté, de découvrir des univers nouveaux, la littérature, l’écriture, l’opéra a extrêmement mobilisé le groupe. »
« Les femmes ont dit que cette expérience avait changé leur vie. Elles ont osé lire en public, lors de la journée Portes ouvertes... c’est dire ! elles ne savaient même pas que l’Opéra existait, où il se situait à Lyon où elles ne vont jamais... »
« Cette action a été un élément déclencheur pour certaines, pour se mettre à l’apprentissage du français, aller à la bibliothèque... »
« Les personnes se sont rendues compte qu’elles pouvaient exprimer les choses fortes avec les mots et en même temps le plaisir de manier la langue. »